04.10.2011
Mon curé chez les nudistes.
Et ouais, je vais refaire une passionnante note sur ma vie de mère de famille.
T'es pas obligé de lire, même si, j'avoue, c'est fan-tas-tique ( à prononcer avec un accent de bourgeoise décérébrée)
A là cambrouse, en RDA, enfin chez nous quoi, on reçoit tous les trimestre un charmant bulletin parroissial, avec tout plein d'info sur G-sus et sa bande. Comme toutes les merdes que je reçoit dans ma boite aux lettres, je feuillette, et je tombe sur "si tu veux faire baptiser ta fille dans une jolie église catholique type bunker-casque-à-pointe, viens donc me voir" signé le curé du bourg.

Viens donc me voir qu'il a dit? et en plus un vendredi à 20h? Qu'à cela ne tienne, voilà 6 mois que je reporte par flemme (et derniers moments de vie sociale). J'y suis enfin allé vendredi dernier, après un charmant périple au pays de la frite (non, pas chez Ronald).

(J'adore Ronald, cependant, comme tu va pouvoir rapidement le constater)
Alors je me suis dis : si Dieu est amour, on peut y aller comme on est. (Venez comme vous êtes hein!). Pourquoi mettre ma robe de bure si je suis en mini-jupe, vu qu'il fait plus beau en ce moment qu'en juillet?
Je t'explique : mini-jupe, ballerines, et t-shirt Rolling Stones à paillettes. Un peu flashy, mais pas trop trash, ça aurait pu être pire.
Je te passe les détails de mon arrivée (remarquée, forcément, j'étais la première).
Sur place, attendant le chaland, il y avait un séminariste, le curé, et une cathéchèse, la nana qui fait les cours de religion à l'école. Ici, c'est obligatoire, ça fait partie des charmes du droit germanique (mais pour compenser, on est mieux remboursé par la sécu, et on a deux jours fériés supplémentaires).
Au final, on était que 2. Contre 3 soldats de l'armée du Seigneur. Chaud bouillant.
Le curé, c'est exactement ce que tu peux imaginer d'un curé. Petit, vieux, une croix en bois de menuisier autour du coup, et surtout, LE détail qui te fait reconnaitre un curé au milieu d'une foule, les doigts blancs, parce qu'à force de ne pas baiser, le sperme s'accumule dans les extrémités.
Chacun se présente, et évidemment, vient mon tour. Ce cher prêtre me regarde d'un oeil accusateur tout en me disant "je ne juge pas" lorsque je lui ai dit que je n'était pas mariée. En même temps...
Alors bon, suite à ça, le personnage était cerné. Un curé type, genre catho-coincé-rétrograde et pas ouvert du tout aux changements de la société. (Et là, il ne pouvait évidemment pas imaginer que sous mon visage d'ange et mon corps de rêve, se trouvait une Jézabel qui allait lui pourrir sa soirée. Faut pas me faire chier.)
On papote de la manière de baptiser un enfant quand le Père Fouras explique que pour un enfant en
danger de mort, qui n'est pas baptiser religieusement, on peut lui verser de l'eau sur le front en prononcant "je te baptise, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit".
Exactement la perche que j'attendait. Là, Miss Je-sais-tout (moi, hein) a sorti sa science toute neuve, acquise par hasard (un bouquin trouvé au Cora, c'est dire) et leur explique, à tous les 3, que des sages-femmes pratique ce type de baptême rapide pour des cas difficiles, et que cette pratique remonte à la fin du Moyen-Age. Tout ça raconté d'une voix sensuelle avec un jeté de cheveux magnifique.
Le curé était sur le cul, ses bajoues tremblotaient graçieusement.
1er taquet. Le deuxième taquet est arrivé bien vite...
Arrive le moment où l'on parle de la Sainte-Vierge, et vazy que Monsieur le Curé parle de la Vierge qui intercède auprès de Dieu et BAM!! Re-taquet.
"Selon l'iconographie religieuse jusqu'au 17eme siècle, la Vierge était représentée donnant le sein à son Fils, et de l'autre sein, nourrissant les pècheurs pour les Sauver"
"ah bon, je n'ai jamais entendu parler de ça"
" ah ah, mon bon ami, figure toi que la représentation de la femme allaitante, et à fortiori celle de la Vierge, après cette période faste, a été considéré comme totalement obscène"
Voilà voilà. C'est comme ça que j'ai niqué un curé. Evidemment, je te fais la version courte. Normalement, dans le village, on partage les baptêmes. A mon avis, vu comme j'ai calmé le curé, on va avoir cette journée pour nous seuls.. et peut-être même que pour me remercier de ma culture religieuse, une ou deux personnes de l'assemblée auront peut-être droit à une pipe.

Allez, si t'es sage, je te garderai une part de gâteau!
09:42 Publié dans A l'arrache, Je suis une bombasse, Vis ma vie à la cambrousse | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.09.2011
Ma rencontre avec le Père Idural ou comment je suis retombée en bas de la pyramide de Maslow.
Oui mon cochonou, je sais, ça fait trop longtemps. En même temps, comme ça je te manque, et tu surkiffe de me retrouver.
En fait, en RDA, la connexion est archaïque. Non, je déconne! Tu veux la vraie histoire vraie? Prend une clope, un café, un Xanax (rayez les mentions inutiles), installe toi bien au chaud dans ton bain (oui oui, avec ton PC) et c'est parti!
Il y a 4 mois ou presque, un type, Monsieur Idural est venu me voir et m'a injecté un truc dans le dos, un soir, à 20h30. J'ai passé les 5 heures suivantes à essayer de dormir tout en étant étrangement stone et totalement détachée de ce qui allait suivre. Faut dire aussi que bon, j'avais une perf à la molécule de sperme et de l'oxygène dans les narines.
A refaire... de la défonce gratuite, payée par la sécu, moi j'te dis, ça vaut le coup.
Enfin, c'est ce que je me suis dis de prime abord. Après avoir vécu la suite, j'ai réalisé qu'en fait, ça n'était qu'un dernier moment de zénitude avant environ... 30 ans.
Parce qu'a partir du moment où le père Idural et sa solution magique ne font plus effet et qu'on te file 4 efferalgan par jour, (le concept du "t'as kiffé le foie gras? ben y'en a plus, maintenant du bouffe du pâté périmé") franchement, tu te marre moins.
Non en fait c'est pas tout à fait vrai. Tant que tu es à l'hopital avec tes efferalgans, ça va. Ensuite tu rentres chez toi. Et là tu pleures, tu mords, tu hurles, mais chacun sa merde, tu l'a voulu ce môme, tu l'a, ta gueule et assume.
(pour faire court et pour ceux qui s'interressent, j'ai accouché une Mini-Bombasse de 51 cm et 2.870 kg, qui décidement tient de moi, sortie toute gluante de mon utérus, a ouvert ses grands yeux, a toisé l'ensemble du personnel présent pour s'assurer de l'attention avant de pleurer)

(ouais, ce genre de bébé là...)
Si t'as pas eu d'enfants, tu n'aura pas plus d'infos ici. Je sais, je suis une putasse, je te laisse aussi dans ta merde. Personne ne t'informe de ce qui se passe après avoir accouché, dans ton corps, et dans ta vie. Bon ok, on te dit que ta vie va changer pour toujours. Mais ton cul aussi, et tes nichons, j'en parle pas.
Leçon du jour : Comment rester une bombasse quand on marche quand un cowboy?

Très simple. Tu marches pas.
Lecon de make up pour les jeunes mamans
Tu pleures beaucoup à cause de la descente d'hormones? t'as peur que ton maquillage coule? T'inquiète.... la prochaine fois où tu ouvrira ton tube de mascara, tu te rendra compte qu'il est périmé qu'il est périmé depuis 15 ans. Si t'as de la chance, et encore un reste de vie sociale.
On en arrive donc au point suivant. La pyramide de Maslow.

Je voudrais pas me la claquer, mais j'en étais environ tout en haut. Ben oui. J'ai tout, et je suis (j'étais) parfaite.
Avec un enfant... tu retombe, et franchement, tu te vautres bien la gueule tout en bas. Là où tu cherches juste à te nourrir, te laver, dormir.
Ben ouais. faut que je t'explique où tu capte le problème?
La nourriture
Un bébé, ça mange plein de fois par jour, et de préférence tout le temps. tu peux pas lui donner un kébab, ça n'a pas de dents ces trucs là. Alors t'as le choix, et mon choix c'était l'allaitement. Essaye de manger avec un bébé accroché à ton sein pendant parfois des heures. Soit tu manges pas, soit tu essaye d'autres trucs : tu ne manges qu'avec les doigts (pratique si tu fais barbuc, moins cool pour la soupe) tu manges d'une main (pratique si t'es ambidextre). Alors parfois, tu laisse tomber, tu mangera plus tard.
La douche
Toujours suite au même problème (le bébé à nourrir) tu ne peux pas prendre de longs bains bien chaud (et pourtant, t'aimerai ça), ta pauvre douche quotidienne, tu la prend en rêve. PAs le temps, pas le temps pas le temps. le gros problème vient de :
Le sommeil
un bébé, ca mange au mieux toutes les 4 heures. De jour, comme de nuit, vu que pour lui, c'était tout le temps la nuit jusque là et qu'en plus, il était nourri en permanence à l'interieur (de toi). Donc tes nuits sont pourries. Donc t'es crevée. Donc l'allaitement ça te crève encore plus.
Et tu te retrouve un jour à dormir sous une douche tout en mangeant un sandwich détrempé, parce que tu n'a que 6 minutes de dispo entre l'endormissement du monstre et l'arrivée des prochains gens venant voir la merveille (et te vider tes placards, ton frigo... et même les miettes sous les plinthes de la cuisine).
J'en vois déjà qui vont dire : n'allaite pas, et ton mec peut aussi s'occuper du bébé. Ben ouais. Mais ton mec, dans 11 jours il retourne au taf, et tu te retrouves seule avec ton bébé-monstre, dans la même merde.
Et toutes les mamans vont me dire : mais c'est que du bonheur...
Et ouais....
(m'en veux pas, ma note est pourrie, mais je reprend doucement!)
20:38 Publié dans A l'arrache | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.04.2011
Pourquoi j'ai renoncé au trône d'Angleterre, mais vivre dans un donjon, c'est difficile.
Renoncer au trône d'angleterre, c'est un peu comme arrêter de fumer, il faut de la volonté.
Petite, je me suis souvent imaginée vivant dans un donjon, mes longs cheveux carressés par la douce brise, juste retenus par un maginifique diadème en diamant moults carats.
Je me rêvait avec des robes à crinolines et des calèches pour faire mes courses, un domestique pour m'ouvrir les volets et un autre pour les refermer.
Toutes les petites filles ont un jour rêvé d'être des princesses, au moins une fois, d'autant plus qu'on nous bassine depuis l'enfance avec le Prince Charmant cet enculé de sa race, qui viendrait avec ses putains de chevaux de merde nous enlever, pour nous faire vivre heureux mon cul et avoir beaucoup d'enfants et un vagin dilaté.
Le truc, c'est que les princes, charmants ou pas charmants, ça se trouve pas chez TATI (ou alors en format Polly Pocket), et en France, on aime bien leur couper la tête pour pas qu'ils deviennent rois.
Alors on attend, on grandit, les ovaires flétrissent et le stock d'ovules diminue, on apprend qu'il existe un "protocole", une sorte de guide spirituel de la princesse qui t'interdit de mettre les doigts dans ton nez en public ou de roter bruyamment à la fin du repas. C'est une immense déception qui remet en cause l'envie d'avoir les cheveux qui flottent au vent (et un max de pognon-ben oui, une pricesse sans argent, c'est un peu la looZe non?)
Et puis, miracle de la vie, un accident de voiture. Me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, un accident de voiture mortel, c'est pas cool. Mais c'est bien cool quand même, enfin celui là, en l'occurence. (Ah ben si, je l'ai dis ma saloperie).

L'accident du Pont de l'Alma. Alors l'Alma, je sais pas ce que c'est, mais en tout cas, ça casse les Mercedes.
Et du coup, grâce à cet accident, j'ai découvert que de l'autre côté de la Manche, il y avait un prince! Un vrai, un pas vilain, et en plus, de mon âge et qui un jour serait roi. Pour moi, c'était tout bénèf : en plus, je kiffe l'Angleterre depuis l'avènement des Spices Girls.

Avant de m'emballer et de lui sauter dessus par le bateau de clandestins partant de Calais, j'ai préféré réfléchir (et oui, ça m'arrivait dans le temps). Déjà, avant toute chose, il fallait que je perfectionne mon anglais ce qui, (étant donné mon génie-en plus de ma beauté légendaire), fut un jeu d'enfant.
Ensuite (et ouais, ma logique va te sembler bizarre, mais tu peux pas comprendre, c'est un truc de princesse), j'ai farfouillé un peu dans les livres de Stéphane Bern, pour savoir si je pouvais un jour imaginer dominer le monde (à la façon de Minus et Cortex), puisque jusque là, mon titre officiel c'est "casse-couilles", ce qui n'a rien de bourgeois, ni de glamour.

Tout ça date de 1997, pour ceux qui voudrait savoir. J'avais environ 15 ans. Le Prince était beau,
blond, athlétique, et RICHE. Et en plus, y'avait plus de belle-mère pour faire chier. Juste un beaup' vieillissant avec les oreilles décollées et une vieille grand-mère qui se prend pour la reine (ah merde. C'est la Reine).
Je m'imaginait déjà dans une robe de mariée Jean-Paul Gaultier avancer vers l'autel (après ma conversion au protestantisme évidemment, seul véritable obstacle à notre union), dans un déhanché subtil et travaillé, juchée sur des talons de drag-queen du plus bel effet.
Je me voyait saluer la foule telle Miss France ou Miss Je-Sais-Pas-Quoi à la foire au jambon, me faire passer pour une sainte alors que je suis une vraie connasse, me faire dilater le vagin pour des enfants princiers qui auraient probablement été roux (MON DIEU!).
Puis, il est parti faire ses études et les magazines l'ont laissé tomber. Je n'avait plus de nouvelles et j'ai commencer à vivre ma vie. Ce qui devait arriver, arriva, la condition sine qua note pour épouser un prince, surtout quand on est une étrangère, c'est d'être vierge. Moi, à moins de faire recoudre (sans vouloir passer pour la salope de service), j'avais merdé à ce niveau-là.
Tu va me dire, ma poule, que la future princesse ne doit plus trop être vierge non plus, mais tant que son TV (et ouais, ça veut bien dire Toucher Vaginal) ne sera pas accessible sur Youtube, ou alors sa nuit de noces, ben on saura pas.
Bref, j'ai donc doucement abandonné mes rêves de royauté (mais pas ceux du mariage en robe en JPG). J'ai continué à travailler mon anglais, et mon glamour, on ne sait jamais.
Au final, j'y ai gagné au change.
Parce que j'ai trouvé un vrai Prince Charmant, avec des beaux cheveux et des oreilles pas décollées. En plus, il change souvent de carrosse. Bon ok, il n'a pas de domestiques, mais on a bon espoir de s'enrichir à court terme, ce qui nous permettra d'acheter un ou deux esclaves au marché.

(ca fait mal hein?)
Je sais que j'aurais pu être une princesse formidable, très chic et canon, évidemment. Je sais qu'il a fait le mauvais choix, mais franchement, vu la décrépitude, j'ai bien fait de merder. Mon Prince à moi, plus ça va, plus il est beau (désolée, je peux pas vous mettre de photos de lui).
Et moi, plus ça va, plus j'aurais de paires de Louboutins. La Kate, je lui en ai pas encore vu aux pieds. Donc moi, j'ai trop la classe.
La prochaine fois ma caille, je t'expliquerai pourquoi je ne me présente pas non plus aux présidentielles 2012.
13:07 Publié dans A l'arrache | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mariage princier, william et kate, couronne, petits fours

